Les technologies de purification de l’eau

traitement de l'eau

La purification de l’eau regroupe un ensemble de techniques et de méthodes, chacune présentant des avantages et des limites.

Osmose inverse

Procédé reposant sur des membranes qui filtrent l’eau, l’osmose inverse permet d’éliminer efficacement tous les polluants (bactéries, colloïdes, minéraux dissous, particules et pyrogènes). Dispositif simple et facile à contrôler, l’osmoseur requiert un entretien minimal.

Des prétraitements de l’eau sont toutefois nécessaires, afin d‘éviter l’’endommagement des membranes par des polluants, et le débit fourni est relativement limité.

De plus ce n’est pas une technologie absolue. Une infime partie des contaminants traversent la membrane.

Résines échangeuses d’ions

Ce procédé, assez peu coûteux, élimine d’une solution les ions sur des billes de résines. Il permet d’obtenir une résistivité jusqu’à 18,2 MΩ.cm (à 25 °C). Notons que l’échange d’ions n’a pas pour objectif d’éliminer bactéries, composés organiques, particules et pyrogènes.

Disponibles sous forme de cartouches ou cylindres, les résines doivent être régulièrement remplacées.

Electrodéionisation (EDI)

La technologie EDI associe des résines échangeuses d’ions et des membranes à sélectivité ionique, à un courant continu, pour éliminer de l’eau les espèces ioniques. Elle génère une résistivité de 5 à 17 MΩ.cm (à 25 °C) et un Carbone Organique Total (COT) inférieur à 20 ppb.

Écologique, ce procédé ne requiert aucun produit chimique pour régénérer la résine. L’EDI ne permet toutefois pas d’obtenir de l’eau ultrapure de type I. De plus, l’eau d’alimentation doit être préalablement traitée par osmose inverse afin d’obtenir un résultat constant sur plusieurs années.

Distillation

Procédé de purification utilisé de longue date, la distillation sépare l’eau des contaminants en modifiant son état de la phase liquide à la phase gazeuse, pour revenir à une phase liquide. Chacune de ces transitions donne l’occasion de séparer l’eau d’une large gamme de contaminants.

Lente, très coûteuse et non écologique en raison de la grande quantité d’’énergie consommée pour le chauffage et de l’eau abondamment employée pour le refroidissement, cette technologie n’est, de plus, pas toujours efficace : certains contaminants restent présents dans le distillat et la contamination peut se redévelopper dans le stockage de l’eau produite.

Charbon actif synthétique dans l’eau purifiée

Le charbon actif synthétique permet d’éliminer les composants organiques de l’eau purifiée, souvent mélangé aux résines échangeuses d’ions.

Cette technologie permet une réduction importante du COT mais a pour inconvénient de libérer des particules et des ions.

Filtres stérilisants

Cette technologie retient et élimine tous les microorganismes et particules supérieurs à la taille des pores du filtre (0,05 à 0,22 μm). Les substances inorganiques, organiques ou pyrogènes sont en revanche ignorées. Ils sont généralement placés au point de puisage de l’eau ultrapure.

Un entretien adapté – autoclavage régulier et remplacement périodique – est nécessaire pour conserver les niveaux de performances souhaités.

Ultrafiltres

Ces filtres à membrane (taille des pores de 1 à 10 nm) éliminent de manière efficace des particules de la taille d’une macromolécule de protéine. Ils sont généralement installés au point de puisage du système de production d’eau ultrapure afin de réduire la concentration de microorganismes et des grandes molécules organiques, dont les nucléases et les endotoxines.

Ils doivent être remplacés régulièrement pour garantir leur efficacité.

Filtres évents de cuve

Ces filtres évitent la contamination par des particules et les bactéries. En combinant un support adsorbant avec le support de filtre, les filtres composites retiennent également le CO2 et évitent la contamination organique de l’eau stockée.

Un remplacement régulier est obligatoire pour garantir leur efficacité.

Membrane de dégazage

Ce filtre permet d’éliminer les gaz tels que le CO2 ou l’O2 de l’eau. Le flux d’eau passe d’un côté de la membrane et un balayage de gaz ou vide entraîne les gaz de l’autre côté.

Le taux d’élimination d’une espèce dépend de la perméabilité de la membrane, de la surface de contact, de la durée du contact et des différences de pression à travers la membrane.

Rayons ultraviolets (UV)

Il existe deux types de lampes UV.

  1. Les premières, dites « à 254 nm », modifient l’acide nucléique (ADN) des virus, des bactéries, des moisissures ou des parasites pour qu’ils ne puissent plus se reproduire, de sorte qu’ils soient considérés comme inactivés.
  2. Les secondes, dites « à 254 et 185 nm », permettent à travers une réaction radicalaire à partir de l’oxygène dissous dans l’eau d’oxyder les matières organiques oxydables, qui seront alors éliminées par les résines échangeuses d’ions.

La différence entre les deux types de lampes UV vient du type de quartz utilisé qui laisse passer ou non les ondes à 185 nm.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*